Attaque à la machette: un jeune sera jugé à Fribourg
En février, un adolescent de 17 ans a donné un coup de machette à un jeune lors d'une rixe à Neuchâtel. L'agresseur sera jugé à Fribourg.

Le 11 février 2026, un jeune Fribourgeois de 17 ans a donné un coup de machette à un adolescent neuchâtelois dans la rue. L'attaque a eu lieu dans le quartier de Monruz à Neuchâtel lors d'une rixe entre deux bandes rivales.
L'agresseur, qui avait caché son arme dans son bas de training, s'était rendu à Neuchâtel dans le but d'en découdre avec la victime. Il l'a d'abord grièvement blessée à la main, il l'a ensuite copieusement injuriée puis forcée à s'agenouiller devant lui pour qu'il lui fasse des excuses. Le blessé a dû être pris en charge au CHUV. Son pronostic vital n'a toutefois pas été engagé.
Le prévenu a d'abord été placé 15 jours sous les verrous en raison d'une décision du Tribunal pénal des mineurs neuchâtelois. Suite à une demande de la justice neuchâteloise, le Tribunal pénal fédéral a tranché mardi. C'est maintenant à la justice fribourgeoise de le juger pour ce cas. En attendant, le jeune homme a repris son apprentissage et est retourné dans sa famille d'accueil dans le canton de Fribourg.
Qui doit le juger?
Les juges neuchâtelois voulaient se désister de l'affaire, du coup le Tribunal pénal fédéral (TPF) a dû trancher la question de la compétence. Qui doit le juger?
Dans le détail, le domicile légal de l'agresseur est situé au Locle (NE), où vit sa mère. Toutefois, il ne désire plus vivre chez elle. Le prévenu est en effet placé en famille d'accueil depuis 2025 dans le canton de Fribourg, où il a passé son enfance. Il bénéficie d'une curatelle éducative depuis ses 11 ans, en raison des mauvais traitements infligés par ses parents. Son père l'avait notamment enfermé dans une cave et le frappait.
Les juges fédéraux retiennent que le mineur a passé sa scolarité dans le canton de Fribourg et y a toujours ses attaches. Il joue ainsi au foot dans ce canton et y suit son apprentissage. Les juges de Bellinzone en concluent que les liens les plus étroits lient le prévenu au canton de Fribourg. Il incombe donc aux autorités pénales fribourgeoises d'examiner le cas. Le TPF n'a ainsi pas retenu comme argument déterminant le domicile légal du prévenu.


