Comptoir gruérien: les coulisses d’un chantier géant

À Bulle, des centaines de personnes s’activent avant l’ouverture du Comptoir gruérien. Pour les constructeurs, les défis ne manquent pas. Immersion.

Le Comptoir gruérien se prépare dans les coulisses d’un chantier hors norme, qui mobilisera jusqu’à 800 personnes en une seule journée. © Julien Tinner/RadioFr.
Le Comptoir gruérien se prépare dans les coulisses d’un chantier hors norme, qui mobilisera jusqu’à 800 personnes en une seule journée. © Julien Tinner/RadioFr.
Le Comptoir gruérien se prépare dans les coulisses d’un chantier hors norme, qui mobilisera jusqu’à 800 personnes en une seule journée. © Julien Tinner/RadioFr.
Le Comptoir gruérien se prépare dans les coulisses d’un chantier hors norme, qui mobilisera jusqu’à 800 personnes en une seule journée. © Julien Tinner/RadioFr.
Le Comptoir gruérien se prépare dans les coulisses d’un chantier hors norme, qui mobilisera jusqu’à 800 personnes en une seule journée. © Julien Tinner/RadioFr.
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À Espace Gruyère, la foire doit ouvrir dans une semaine, le jeudi 22 octobre, mais l’effervescence est déjà à son comble. Sous les stands, des kilomètres de câbles et de canalisations. Au-dessus des visiteurs, deux avions suspendus et un dôme de 17 mètres. À Bulle, le Comptoir gruérien se prépare dans les coulisses d’un chantier hors norme, qui mobilisera jusqu’à 800 personnes en une seule journée.

Depuis un mois et demi, monteurs, techniciens et bénévoles s’activent pour transformer le site bullois en une vaste vitrine de la région. Les 202 stands prennent forme, les tentes extérieures se dressent et les derniers aménagements se mettent en place. Le pic d’activité est attendu lundi, avec plus de 800 personnes mobilisées simultanément pour finaliser les installations, avant l’ouverture au public jeudi 22 octobre.

Deux retraités sont venus aider à l'installation du Comptoir gruérien (Crédit: Julien Tinner)

Des avions suspendus et un dôme de 17 mètres

Parmi les défis de cette édition, certains sortent de l’ordinaire. "Suspendre deux avions dans une cantine, ça, c’était particulier", raconte Axel Grandjean, responsable des infrastructures du Comptoir gruérien. Le club de l’Aéro-Gruyère a dû trouver des solutions techniques avec les organisateurs. Des poteaux supplémentaires ont été fabriqués sur mesure pour renforcer la structure. Les appareils, amenés en plusieurs pièces, ont ensuite été assemblés à l’intérieur avant d’être hissés au-dessus du stand. Les visiteurs pourront découvrir un planeur fonctionnel ainsi qu’un biplace datant de la Première Guerre mondiale, reconstruit à l’identique par un passionné.

Autre nouveauté visible du site: un dôme de 17 mètres de haut, qui accueillera notamment une terrasse accessible grâce à un ascenseur. Mais la spectaculaire structure n’est pas le seul casse-tête des équipes. Les terrains extérieurs autour d’Espace Gruyère, aménagés sur des parkings en pente, ont nécessité d’importants travaux pour garantir des déplacements confortables. "Quand on part du dôme et qu’on descend tout en bas du Comptoir, on a environ six mètres de décalage", explique Axel Grandjean. Pour compenser cette différence de niveau, les équipes ont dû créer des structures adaptées, avec, à certains endroits, des piliers de 1,70 mètre.

L’objectif est que les visiteurs ne remarquent rien de ces ajustements. Les rampes, les planchers et les mains courantes doivent assurer une circulation agréable, notamment pour les personnes à mobilité réduite. Sous leurs pieds se cache aussi une infrastructure complexe: canalisations et câbles électriques quadrillent le site, à la manière d’un véritable réseau urbain. Certaines pièces exposées demandent également une logistique particulière, à l’image d’une énorme sonnaille de 1,8 tonne qu’il faut acheminer et installer.

Des retraités fidèles au rendez-vous

Dans cette fourmilière, une vingtaine de retraités apportent eux aussi leur pierre à l’édifice. Engagés comme «collaborateurs polyvalents du Comptoir», ils montent notamment les mains courantes, ajustent les planchers et réalisent les finitions. Claude Castella, de Neirivue, connaît bien la manifestation: il y a été exposant jusqu’à la dernière édition et revient aujourd’hui prêter main-forte. "Ça me rappelle des souvenirs. Je viens un peu me remettre dans le milieu", confie-t-il.

Les visiteurs ne se rendent pas compte du chantier que c’est. On se promène sur des planchers, mais on ne voit pas ce qu’il y a en dessous.

Pour Guy Pithoud, de Bulle, participer au montage permet surtout de découvrir l’envers du décor. "Les visiteurs ne se rendent pas compte du chantier que c’est. On se promène sur des planchers, mais on ne voit pas ce qu’il y a en dessous", relève-t-il. Tous deux apprécient aussi les retrouvailles et l’ambiance qui règne sur le site. "Voir du monde, retrouver les copains et donner un coup de main à la région, c’est assez positif", résume Guy Pithoud.

Leur engagement ne s’arrête d’ailleurs pas à l’ouverture. Pendant les onze jours de foire, ils assurent également un service de piquet pour effectuer les petites réparations nécessaires au bon déroulement de la manifestation. Une manière de rester au cœur de l’événement tout en soutenant la région. Le Comptoir gruérien attend quelque 100’000 visiteurs pour cette édition, qui se tiendra du 22 octobre au 1er novembre. D’ici là, les équipes n’ont plus que quelques jours pour que tout soit prêt.

Le reportage de La Télé sur l'aspect sécuritaire du Comptoir gruérien:

Frapp / RadioFr. - Thibaut Clémence / Julien Tinner
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