Le Parti socialiste a choisi l'Hôpital fribourgeois. Le Centre, la gare de Fribourg. Les deux formations politiques organisaient jeudi matin un des derniers événements de cette campagne électorale en vue des élections cantonales du 8 novembre.
Le PS n'a pas choisi l'HFR par hasard. "C'est un signe de soutien au personnel soignant et aux services publics, explique Thomas Gremaud, président du parti cantonal qui ajoute: c'est important de faire campagne jusqu'au bout, même si une majorité des gens ont pu se faire une idée avec les débats ou en discutant avec les candidats et les candidates. La participation n'a pas été élevée lors des dernières élections."
Juste à côté, Simon Zurich, des cuchaules plein les mains. Le candidat au Grand Conseil précise: "Nous voulons montrer que le Parti socialiste va lutter contre la sortie du personnel soignant de la loi sur le personnel de l'État, la LPers, que la droite veut."
De l'autre côté de l'hôpital, le candidat à la Préfecture de la Sarine, David Bonny distribue des amandes, du miel de Ferpicloz et des cuchaules. "Tout est parti en quelques minutes!" Après des semaines de campagne, est-ce que la fatigue se fait sentir? "J'ai l'habitude de courir le Morat-Fribourg, ce n'est pas une campagne qui m'effraie."
Le Centre à la gare
À la gare de Fribourg, Christophe Maillard, lui aussi candidat à la Préfecture de la Sarine, distribue lui aussi des cuchaules. "Chaque jour de campagne est important jusqu'au bout", explique le centriste.
Ce travail de terrain est-il vraiment encore nécessaire à l'heure des réseaux sociaux? Christophe Maillard répond que "les réseaux sont indispensables, mais la présence de terrain, discuter, échanger en vrai est essentiel."
Deux degrés au petit matin à la gare de Fribourg ce jeudi, pas de quoi refroidir le candidat à la Préfecture de la Sarine. "Sincèrement, les matins, quand on se lève, on se demande un peu ce qu'on fait. Et puis, une fois sur place, quand on échange avec les gens, c'est du plaisir", indique Christophe Maillard.
En revanche, il n'est pas toujours évident d'établir le contact avec des pendulaires pressés. "Je suis étonné, c'est souvent très bref, répond le centriste, mais parfois certaines personnes s'arrêtent une trentaine de secondes."
Alors la cuchaule, reine de la campagne électorale dans le canton de Fribourg? Premiers éléments de réponse dimanche.





