FIFA: Infantino perd le soutien de l'ASF
L'Association Suisse de Football (ASF) a retiré son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la tête de la FIFA.

Cette décision fait suite à une réévaluation approfondie des développements de ces derniers mois, indique le comité centrale de l'ASF dans un communiqué diffusé mercredi.
Cette décision a été prise lors d'une réunion le 25 septembre dernier. Le Comité central pointe des évènements tels que l'affaire Balogun, qui soulève "des questions de clarté des règles et d'intégrité des compétitions", ainsi que "l'intégration institutionnelle et les responsabilités en lien avec FIFA Forward Enterprise".
Rupture de confiance
Pour l'ASF, ces affaires touchent des aspects fondamentaux du fonctionnement de l'organisation, tels que la gouvernance, l'intégrité, la transparence ainsi que les processus décisionnels. Elle indique que les statuts qui régissent la FIFA n'ont pas été respectés dans ces cas, conduisant donc à une rupture de confiance.
"Les mesures annoncées par la FIFA dans sa lettre du 21 septembre sont certes un signal important et peuvent contribuer à des améliorations. Mais dans le même temps, des questions centrales restent ouvertes", a indiqué le président de l'ASF Peter Knäbel, cité dans le communiqué. "Comme celles-ci n'ont pas été clarifiées de manière convaincante, nous ne pouvons pas cautionner un soutien supplémentaire à la candidature de Gianni Infantino."
Le Valaisan de 56 ans solicite un dernier mandat de quatre ans lors du 77e Congrès de la FIFA en mars 2027 à Rabat au Maroc. Plusieurs fédérations ont déjà indiqué ne pas soutenir Infantino, mais ce dernier reste pour l'heure l'unique candidat déclaré en lice.
Un été marqué par les polémiques
Exclu lors du 16e de finale du Mondial 2026 face à la Bosnie-Herzégovine, l'Américain Folarin Balogun avait vu sa suspension pour le 8e de finale face à la Belgique commuée en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an" par la commission de discipline de la FIFA.
Cette décision est intervenue après que le président américain Donald Trump a demandé à Gianni Infantino de réexaminer ce carton rouge qui lui paraissait injustifié. M. Infantino a assuré lui avoir répondu que les instances de la FIFA étaient "indépendantes".
Début août, le président de la FIFA avait annoncé à la surprise générale vouloir créer une société extérieure (la FIFA Forward Enterprise, FFE) pour gérer les activités commerciales de l'instance et les tournois comme les Coupes du monde, avec l'arrivée d'investisseurs privés. Ce projet avait rapidement été retiré face à l'opposition de nombreux acteurs du football, dont l'UEFA.


