Attilio Biasca: le rêve américain attendra encore un peu
Pour atteindre la NHL, Attilio Biasca doit passer par l'AHL. L'ancien de Fribourg-Gottéron raconte sa nouvelle vie aux États-Unis.

Attilio Biasca a débarqué aux États-Unis au mois de septembre. L'ex-attaquant de Gottéron a commencé par deux camps d'entraînement avec Boston: celui des recrues s'est bien passé, mais le principal n'a duré que deux semaines. Et deux semaines, c'est très peu pour se faire remarquer. "Au lieu de trois semaines et demie, nous n’en avons eu que deux et, au lieu de plusieurs matchs, nous n’en avons disputé que deux. Pour nous, les jeunes, ça a été un véritable défi", admet le Zougois de 23 ans.
À la fin de ce court processus de sélection, la décision des entraîneurs est sans appel: Attilio Biasca commencera la saison en AHL avec les Providence Bruins. Un revers que l'ancien numéro 17 de Gottéron prend plutôt bien. "J'ai du temps de jeu. Mais je dois encore trouver mon rôle, car, si j’arrive à aller en NHL, c’est sûr que je ne jouerai pas avec la première ligne. C’est pour ça que je dois montrer que je peux être agressif, faire du bon "forechecking", comme je le faisais avec Gottéron, et marquer des buts. Je dois aussi devenir un joueur de box-play."
Pour l'instant, l'attaquant vit des débuts mitigés avec Providence. Il a disputé 4 des 5 premiers matchs de la saison et n'a pas comptabilisé de points. Mais il découvre un nouveau championnat qui lui plaît: "il y a plein de bons joueurs qui n’ont pas passé le cut de la NHL et qui veulent faire leurs preuves. Pour moi, c’est l’opportunité de progresser et de développer certains aspects de mon jeu."
"Plus grand, plus trépidant, plus bruyant"
Attilio Biasca s'acclimate à de nouvelles patinoires et à une nouvelle vie. "Ici, tout est un peu plus grand, un peu plus trépidant, un peu plus bruyant. Mais vous savez quoi? J'aime bien ça!" Il s'est d'abord logé dans un hôtel à Boston, avant de se trouver un appartement, tout près de la patinoire de Providence. "Ma copine est restée avec moi le premier mois. Elle m’a énormément aidé, surtout au début, quand j’étais nerveux. Quand tu entres dans le vestiaire et que tu vois le grand logo des Bruins, ou que tu tombes sur un David Pastrnak, il y a forcément de la nervosité." Et bientôt, ce sont ses parents qui viendront lui rendre visite.
Christoph Bertschy, agent immobilier
Grâce au décalage horaire, Attilio Biasca peut suivre la saison de Gottéron. Il regarde les matchs des Dragons l'après-midi après l'entraînement et il a gardé contact avec plusieurs de ses anciens coéquipiers: "Jamiro Reber, Yannick Rathgeb ou Christoph Bertschy. J'ai beaucoup échangé avec Bertschy, qui m'a d'ailleurs aidé à trouver un appartement. Je n'oublierai jamais Fribourg. Les souvenirs que j'ai du titre resteront à vie."


