Nicolas Kilchoer seul en lice pour la préfecture
Le préfet broyard indépendant brigue un troisième mandat sans adversaire. Retour sur ses deux législatures et ses ambitions pour l'avenir.
Présent à la session d'octobre du Grand Conseil fribourgeois, Nicolas Kilchoer a assisté à une victoire symbolique pour son district : les députés ont accepté un crédit de 45 millions de francs pour agrandir et rénover l'hôpital intercantonal de la Broye. Une présence discrète mais assumée. "Je ne suis pas intervenu dans les débats, c'est à eux de décider, c'est normal, c'est leur autonomie. Mais je suis là s'ils ont des questions sur le dossier", explique-t-il, soulignant son rôle de lien entre la région, les communes et le canton.
Guidé par les infrastructures
Ancien syndic de Châtillon, élu préfet en 2016, Nicolas Kilchoer estime avoir accompli les deux tiers de sa liste de projets. Les infrastructures ont constitué l'une de ses grandes priorités: ouverture d'un cycle d'orientation à Cugy pour un montant de plus de 40 millions de francs, construction de plusieurs établissements médico-sociaux, développement des transports et de logements adaptés aux seniors. "C'est des choses qui me tiennent vraiment à cœur", confie-t-il.
Population plus contestataire
Au quotidien, entre permis de bâtir, conflits de voisinage et dysfonctionnements communaux à Gletterens, Estavayer et Montagny, le préfet est sur tous les fronts. En dix ans, il a observé une évolution des comportements : "On sent qu'il y a une petite partie de la population qui devient un peu plus quérulente parfois. On a plus de recours maintenant qu'on avait à l'époque."
Finir le travail
Malgré des sollicitations pour rejoindre le Conseil d'État, Nicolas Kilchoer a choisi de rester fidèle à la Broye. « J'ai beaucoup réfléchi, j'ai dit non, je veux m'engager pour la Broye », affirme-t-il, citant l'hôpital, la promotion économique et les infrastructures comme chantiers à mener à terme. Ce troisième mandat sera probablement le dernier pour Nicolas Kilchoer.


