Pas d'économies sur les déductions d'impôts
Le Conseil d'État ne veut pas abaisser le plafond de déductions pour les frais de transport. Une motion voulait le fixer à 8'000 francs par an.

Dans une motion, les députés Laurent Bronchi et Julien Vuilleumier voulaient modifier la loi sur les impôts cantonaux en diminuant le montant plafonné de la déduction accordée pour les frais de déplacement entre le domicile et le lieu de travail. En l'abaissant à 8'000 francs par an, cela permettrait "d'augmenter de manière substantielle les recettes, tout en renforçant la protection du climat".
Actuellement, le plafond est fixé à 12'000 francs par an. Cela correspond à un trajet d'environ 45 kilomètres aller-retour chaque jour. Avec une déduction équivalant à un trajet journalier d'environ 30 kilomètres aller-retour, l'augmentation des rentrées d'impôt est estimée à 5,2 millions de francs pour le canton et 4,3 millions pour les communes. Environ 18'500 personnes seraient concernées par l'abaissement du plafond.
Ce lundi, le Conseil d'État donne sa réponse. Il appelle à refuser la motion. Il craint que cette modification n'incite les contribuables à résider plus près de leur lieu de travail, ce qui entraînerait un départ vers d'autres cantons. De tels transferts de domicile engendreraient une diminution des recettes fiscales.
L'exécutif fribourgeois ne veut pas non plus péjorer la situation des contribuables pendulaires. Il veut tenir compte des réalités propres aux différentes régions.


