Prix du diesel: les entreprises fribourgeoises sous pression

"Une catastrophe!" Construction ou transport, la flambée du diesel pèse lourd. Les entreprises cherchent des solutions pour limiter l'impact.

Le prix du diesel continue de peser sur les entreprises fribourgeoises. Dans le secteur de la construction, la flambée se fait particulièrement sentir. Chez JPF Construction, les camions, pelles mécaniques et camionnettes consomment environ 12'000 litres de diesel par jour. "La situation est délicate", explique Philippe Remy, directeur de JPF Construction SA, la majorité de nos contrats sont à prix bloqués, rendant toute renégociation impossible".

Pour limiter les coûts, l'entreprise cherche donc des solutions: regroupement des ouvriers dans les véhicules, développement des voitures électriques et test de camionnettes électriques. Les futurs contrats seront également adaptés à l'évolution des prix.

Le reportage de La Télé sur l'impact pour les entreprises de constructions:

Autre secteur impacté

Faire le plein pèse aussi de plus en plus lourd sur le porte-monnaie des entreprises de transport actives dans le canton. 

Aujourd'hui, le prix du litre de diesel se situe aux alentours de 2,40 francs dans notre canton, contre un peu plus de 1,60 francs au début de l'année. Une augmentation qui s'explique par les différents conflits en cours dans le monde et le niveau du Rhin exceptionnellement bas.

Face à cette hausse, les transporteurs fribourgeois n'ont que peu de marge de manœuvre. "Il y a certaines entreprises qui nous mettent quelque chose, d'autres pas car elles ont déjà fait des soumissions pour des travaux", explique Christian Yerly, directeur de Yerly Transports SA qui emploie une trentaine de personnes à La Roche. 

Son entreprise utilise plus de 10'000 litres de diesel chaque semaine. Pour un camion classique, le plein consiste en 200 litres. Une augmentation de 70 centimes du litre de diesel depuis le début de l'année représente ainsi une centaine de francs supplémentaires.

J'espère que ça ne va pas durer trop longtemps, parce que là, on ne va pas pouvoir continuer comme ça.

Quelles solutions?

Si cette hausse ne peut pas forcément se répercuter sur le prix en raison d'une entente conclue avant l'augmentation, d'autres pistes sont à explorer pour diminuer les coûts de fonctionnement.

"Il y a des transports qu'on ne fait pas parce qu'on doit rentrer à vide", explique Christian Yerly, précisant que parfois le transport coûterait plus cher que la marchandise. Certaines plaques d'immatriculation ont aussi été déposées afin de réduire les frais administratifs. Enfin, certains contrats d'employés arrivés à échéance n'ont pas été renouvelés.

"J'espère que ça ne va pas durer trop longtemps, parce que là, on ne va pas pouvoir continuer comme ça", soupire Christian Yerly.

RadioFr. - Léo Martinetti
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