Une nouvelle manière de fêter le 1er mai en Gruyère
La deuxième édition du concours du 1er mai des jeunesses gruériennes s'est tenue à Riaz fin avril. Une fête qui rime d'abord avec partage.
Riaz a organisé la deuxième édition du concours du 1er mai des jeunesses gruériennes. Huit d'entre elles ont fait parler leurs talents en chant devant plus de 600 villageois venus les écouter.
Le concours, qui se déroule en parallèle des traditionnelles tournées des quartiers, se veut plus convivial qu'exigeant. "L'idée est de se réunir tous ensemble. En Gruyère, il y a bientôt quatre cycles d'orientation. On ne se connaît plus par l'école. Ce genre d'événement permet de se reconnecter entre jeunes", explique Romain Pittet, membre du comité d'organisation.
Deux catégories
Les chanteurs s'affrontent dans deux catégories distinctes:
"Po le pyéji" (pour le plaisir)
- Chant à une voix, a cappella ou accompagné d'un instrument
"Pyéji monchtro" (monstre plasir)
- Chant à plusieurs voix, accompagné ou on d'un chœur mix
Cette année, les jeunesses d'Echarlens et de Sorens se sont imposées. Au-delà du concours, plusieurs chanteurs ont à cœur de faire perpétuer la tradition du premier mai. "À l'origine, on venait chanter l'arrivée du printemps chez les gens. Ça nous ramène à nos racines. On va parfois chanter chez des personnes âgées, plus isolées. Ces moments de partage sont importants pour nous", explique Nicolas Oberson, membre de la jeunesse de Sorens.
D'ailleurs, le concours a vu le jour avec la jeunesse de Sorens. Le succès faiblissant de leur souper de soutien, qui se tenait à l'automne, les a poussés à organiser une nouvelle fête. La jeunesse de Riaz s'est ensuite jointe au projet. Elle s'occupe de la manifestation une année sur deux. Grâce à leur collaboration, les Sorensois peuvent continuer l'organisation de leur théâtre, qui se tient tous les deux ans.
Cette semaine, d'autres districts effectuent leur tournée du premier mai. Les informations sont à retrouver sur les sites internet et sur les réseaux sociaux de chaque jeunesse.

