Expo Bulle: les plus belles vaches suisses couronnées

Du 27 au 28 mars, les les plus belles Holstein, Red Holstein et Swiss Fleckvieh sont mises à l'honneur dans le cadre de la 51 édition d'Expo Bulle.

Au total, plus de 402 vaches étaient exposés dans le cadre de cette 51e édition. © Frapp
Au total, plus de 402 vaches étaient exposés dans le cadre de cette 51e édition. © Frapp
Au total, plus de 402 vaches étaient exposés dans le cadre de cette 51e édition. © Frapp
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La Suisse a ses nouvelles vaches stars. Ce week-end, les plus belles Holstein, Red Holstein et Swiss Fleckvieh du pays se sont affrontées dans le cadre de la 51 édition d'Expo Bulle. Pas moins de 402 vaches, issues de 153 élevages, étaient présentées. L’élevage fribourgeois était particulièrement bien représenté, avec plus de la moitié du cheptel exposé.

Sur deux jours, l'événement a attiré environ 7500 personnes selon les organisateurs dont des visiteurs étrangers en provenance de Belgique, d'Angleterre, des Pays-Bas, du Canada ou encore des États-Unis. Le vendredi, plus de 200 élèves de l'école primaire de Bulle ont participé à différents postes autour des ruminants.

Des championnes suisses à l'américaine

Les deux championnes nationales ont été désignées par le juge Jamie Black, originaire d’Ontario et éleveur aux États-Unis. Dans le groupe des Red Holstein, c'est Kati de l'élevage Pharisa-Jaquet à Estavannens, qui est sacrée championne nationale. Du côté des Holstein, Alligator DAKOTA, de l'élevage Mattenhof et Dupasquier d’Iffwil, remporte le concours.

Pour la deuxième année consécutive, Kilian NEVADA de Graf Daniel et Adelheid à Bleiken a été couronnée Grande Championne Swiss Fleckvieh sous l'œil attentif du juge Simon Eichenberger.

Pour la quatrième année consécutive, la bannière du meilleur éleveur a été attribuée à Lucien Delabays, du Châtelard-près-Romont, pour les Swiss Fleckvieh. Même son de cloche du côté des Holstein avec l'élevage Mattenhof Holstein, pour la troisième fois d'affilée. Pour les Red Holstein, ce sont Pascal Thomi et Roland Gerber qui ont tiré leur épingle du jeu.

Les informations concernant les championnes du pis et junior sont à retrouver sur le site d'Expo Bulle.

Comment reconnaitre une belle vache?

Comment juge-t-on la beauté d’une vache? Sur "plein de petites choses", admet Laurie Perrin, fille d’Eric Perrin. Avec une concurrence particulièrement rude, tout se joue dans les détails: "Il faut que ça soit une vache laitière, avec une côte assez large et un pis haut, large et rempli", précise-t-elle.

La vache de la famille Perrin, Sucrette, a d’ailleurs remporté quatre prix ce week-end. En cause: sa robe d’un noir profond. "La couleur noire fait peut-être mieux ressortir la côte que la couleur blanche", explique l’agriculteur fribourgeois.

Les critères de beauté évoluent sensiblement au fil des années. Au premier rang du public, un éleveur retraité et ancien juge en 2001 décrit les nouvelles tendances: "Maintenant, on aime des vaches qui sont stylées, avec des cous élancés et avec beaucoup d'élégance." Pour Eric Perrin, ces vaches "sèches" sont des vaches "en forme" et travailleuses.

Après le concours, les championnes rencontrent un vif succès auprès des élevages. Selon Patrick Rüttimann, président de cette édition, la descendance des vaches primées est très recherchée par les éleveurs, qui souhaitent intégrer leur génétique à leur cheptel. Une vente aux enchères a d’ailleurs été organisée dans cette optique à l’issue du concours. 

Une préparation aux petits oignons

En dehors de la compétition, l’ambiance se fait plus paisible. Si les vaches paraissent détendues, c’est qu’elles sont préparées depuis plusieurs mois, notamment pour les habituer à la présence humaine. Eric Perrin a pu compter sur le soutien de ses filles pour "les mettre dans leur meilleur état de forme", car pour gagner, "il faut quand même un petit supplément", confie-t-il.

Laurie Perrin souligne d’ailleurs qu’elle entretient une relation particulière avec ses vaches d’exposition: "On les voit plus souvent, on les touche, on voit aussi chacune leur caractère [...]. Donc c’est vrai qu’on s’attache pas mal."

Frapp - Yann Roulin
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