Anne-Eugénie Gendre, la pépite des Fribourg-Gottéron Ladies

La jeune gardienne de 16 ans s'est révélée cette saison. Rencontre avant l'acte 3 décisif des play-ins contre Zurich.

Anne-Eugénie Gendre n'a que 16 ans, mais c'est sur elle que Gottéron compte pour aller en playoffs. © KEYSTONE

Depuis leur ascension dans l'élite en 2023, les Fribourg-Gottéron Ladies n'ont jamais joué les play-offs. La pression qui pèse sur les épaules des joueuses de Thomas Zwahlen avant l'acte 3 décisif des play-ins contre Zurich est énorme. Alors, imaginez ce que doit ressentir Anne-Eugénie Gendre.

La gardienne n'a que 16 ans et elle dispute sa toute première saison complète dans l'élite du hockey sur glace féminin. "J'avoue que je n'ai pas très bien dormi ces derniers temps", confie l'étudiante du collège de Gambach rencontrée la veille de ce match importantissime.

C'est compréhensible. Pour l'instant, c'est 1-1 dans la série entre Gottéron et Zurich. Samedi soir, les Dragonnes ont perdu 5-1, avant de relever la tête et de l'emporter 1-0 dimanche. Les Ladies ne sont donc qu'à 60 minutes de rejoindre Zoug en demi-finale des play-offs.

Quand on le lui rappelle, Anne-Eugénie Gendre fait comme tous les sportifs avant une échéance importante. Elle ne se projette pas. "Il faut se dire que c'est un match comme un autre et jouer comme on sait jouer".

Son idole? Barry Brust

Ce qui détonne chez elle, c'est l'amour de son sport. La Fribourgeoise a découvert la glace grâce à sa maman. "Elle a toujours été fan de Bykov, de Khomutov et de leurs maillots jaunes". Gottéron, elle le dit franchement, c'est son club de cœur. Logique donc qu'elle y ait fait ses débuts et ses classes. D'abord en tant que joueuse, puis en tant que gardienne.

"Quand j'étais petite, il y avait un équipement de gardien qu'on se passait pour éviter que les parents doivent l'acheter et qu'après deux mois, on n'en veuille plus. Mais moi, je voulais tout le temps occuper ce poste", se souvient la jeune femme qui aime savoir qu'elle est le dernier rempart de son équipe.

Anne-Eugénie Gendre a en tout cas la personnalité qui va avec. On dit souvent des gardiens qu'ils sont un peu bizarres. La jeune femme approuve: "j'ai des petits tics. Par exemple, je rentre toujours sur la glace avec mon patin droit. Dans ma vie de tous les jours, je cherche des signes, comme le numéro 33 sur les plaques d'immatriculation".

Le numéro 33, c'est celui qu'elle porterait si l'une de ses coéquipières ne se l'était pas déjà approprié. Histoire de rendre hommage à son idole Barry Brust, ancien portier des Dragons, qui cultivait lui aussi une personnalité particulière.

Anne-Eugénie Gendre admire également les hockeyeuses qui brillent en Amérique du Nord, mais pour l'instant, la jeune femme se contente de regarder de loin. Elle va prolonger de deux ans son contrat avec les Gottéron Ladies. "Le plan, c'est de finir mon collège ici à Fribourg et ensuite de rejoindre une ligue universitaire du Canada ou des États-Unis". Voilà pour son avenir. Son présent s'écrira mercredi soir à 19h45 à la patinoire de Guin.

RadioFr. - Marie Ceriani
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