Attilio Biasca: "Je suis prêt pour ce défi"
Arrivé en 2025 à Fribourg-Gottéron, l'attaquant-révélation va rejoindre les Bruins de Boston la saison prochaine. Un cap majeur à 23 ans.

Vous venez de signer un contrat NHL. Qu'est-ce que ça vous fait?
C'est un rêve qui se réalise, avec beaucoup de travail derrière. Mais c'est surtout grâce au soutien de mon équipe, des fans, de ma famille et de ma copine. C'est beau de pouvoir fêter ça avec eux.
C'est une vraie surprise pour les fans et les médias. Comment l'avez-vous vécu?
Pour moi aussi, c'est une surprise. Je pensais qu'il pouvait y avoir de l'intérêt, mais pas que ce soit aussi sérieux. J'ai eu de très bonnes discussions avec eux, et je suis simplement super heureux que ça ait marché.
Revenez sur votre année à Fribourg...
Une année folle. J'ai été incroyablement bien accueilli, par tout le monde dans le club. Devenir champion de Suisse avec les Dragons, c'était le sommet de mon année. Et jouer le Mondial à domicile, devant ce public, c'était une expérience inoubliable. J'essaie de rester les pieds sur terre: rien n'est garanti, donc il faut continuer à travailler dur.
Pendant le Mondial, sentiez-vous que des scouts NHL vous observaient?
C'était sûrement dans le fond de ma tête, mais je me suis concentré sur mes tâches dans l'équipe. La seule chose que tu contrôles, c'est ta performance et ton attitude. Le groupe était formidable.
Comment va se passer la suite, concrètement?
Je pars début septembre, un peu avant le rookie camp, pour m'installer et me préparer. D'abord à l'hôtel, puis on verra selon comment ça se passe pour moi. Jusqu'à mi-octobre environ, je serai au camp de préparation pour me montrer.
Boston, est-ce un club que vous suiviez particulièrement?
C'est une histoire assez folle: enfant, j'avais vu la Coupe Stanley en vrai chez les grands-parents de David Krejci, en République tchèque, et je m'étais dit que je voulais la gagner un jour moi-même. Que ce soit justement Boston aujourd'hui, c'est sensationnel.
Vous avez déjà eu un aperçu de cette réalité à Halifax ?
Oui, on voit que c'est une autre culture, plus de concurrence, il faut se battre davantage. Il faut une vraie assurance. Et même quand ça ne marche pas, il ne faut pas baisser la tête. Je suis prêt pour ce défi.
Un peu une larme amère après cette belle année à Fribourg?
Oui. Je me suis vraiment senti chez moi ici, je me suis fait des amis proches dans l'équipe, et ce n'est pas facile pour eux non plus. Ça va me manquer, c'est certain, mais je suis prêt pour cette nouvelle aventure.


