Avry: elles veulent un espace de loisirs pour les habitants
Deux citoyennes déposent une pétition munie de 259 signatures pour demander aux autorités de ne pas lâcher le projet prévu à "Marie Favre".
Deux habitantes d’Avry ne baissent pas les bras. Elles veulent une zone de sport, de détente et de loisirs intergénérationnelle pour que leur commune reste attractive. Ces deux mères de famille ont donc déposé la semaine dernière une pétition munie de 259 signatures auprès du Conseil communal. Pour les récolter, cet été, elles sont allées sonner aux portes, ont discuté avec les citoyens lors d'une fête du village et sont allées à la déchetterie pour trouver du soutien. Toutes deux sont unanimes: cette zone de loisirs répond à un besoin réel de la population de cette commune d'environ deux mille âmes.
L'une d'elle, Katarina Lesic, affirme que les infrastructures sont aujourd'hui insuffisantes. "Nous avons l'école avec une place de jeux, où il y a beaucoup d'interdits. On ne peut pas y aller en roller ou en trottinette; elle n'est pas adaptée pour les 0 à 4 ans, et il n'y a pas assez d'ombre." Ces deux Apriennes sont persuadées que les autorités communales peuvent mieux faire pour la jeune génération.
Une démarche de dialogue
En 2024, une démarche participative a été lancée pour savoir ce qu'il fallait faire de cette zone d'intérêt général "Marie Favre", située à la sortie du village, près de l'ancien terrain de foot. Il s'agit d'une zone à bâtir répartie sur 18'000 mètres carrés. Une soixantaine de personnes ont planché sur différentes idées pour aboutir à un projet lauréat. Ce dernier prévoyait une place de jeux, un espace arborisé, une rivière revitalisée, un pumptrack, une nouvelle buvette et des vestiaires. Le problème? Il était devisé à 7,7 millions de francs. Le Conseil général l'a refusé par 15 voix contre 10 au mois d'avril en raison de son coût.
Nadia Chaperon, l'autre pétitionnaire, regrette cet arrêt brutal: "nous sommes ouvertes au dialogue et aux changements, que le projet soit modifié, revu, moins cher. Nous pensons qu'il y a un juste milieu." La pétition demande d'échelonner sur plusieurs étapes. Elle rappelle que 100'000 francs d'argent public ont déjà été investis pour un mandat d'étude parallèles, et que ce terrain appartient aux habitants d'Avry.
Que répond la commune à ce sujet? La syndique Eliane Dévaud-Sciboz salue le courage de ces citoyennes qui défendent l'avenir de leur commune. Elle confirme avoir reçu ce courrier. Et promet que toutes les réflexions sur cette ZIG (zone d'intérêt général) ne seront pas jetées à la poubelle. Pour l'heure, il est trop tôt pour se prononcer. Mais le Conseil général a été informé mardi soir de la réception de cette pétition.






