Alexis Monney: "La Veveyse me tient à coeur"

Le skieur se confie sur son attachement à la Veveyse et ses ambitions sportives, avant la deuxième "Balade d'Alexis", samedi 1er août.

3 parcours sont prévus pour la deuxième édition de ce tour: 47km, 26km et 6km. © Keystone

Pour la deuxième année consécutive, l'Association des Communes de la Veveyse (ACV) organise la Balade d'Alexis. Un tour à vélo prévu le samedi 1er août ou les sportifs - jeunes ou moins jeunes - ont l'occasion de rencontrer le skieur veveysan. L'an dernier, l'événement avait attiré environ 300 personnes. Trois parcours sont proposés: 47km, 26km et 6km. Une adaptation par rapport à l'an dernier, avec son tracé unique de 40 km. Trop long pour certains cyclistes, a confié l'un des organisateurs de la journée, Jean-Claude Bongard. 

RadioFr. : Vous vous réjouissez de cette balade, de ces gens qui viennent pour vous? 

Je commence à m'y faire! C'est vrai que c'est quand même spécial de se dire que les gens se déplacent en partie pour passer un moment avec moi, pour prendre une photo avec moi, avoir une dédicace. Mon rêve, c'était de skier en Coupe du Monde. Même si c'est clair que ça vient ensemble! Mais ça n'était pas mon rêve d'être - on va dire - une star.

Vous représentez d'habitude la Suisse, cette fois c'est la Veveyse. C'est aussi important?

Clairement, c'est là d'où je viens, c'est là où j'ai grandi, appris à skier, où j'ai été à l'école aussi quand j'étais petit. Ça me tient à cœur parce que c'est là d'où je viens et puis j'aime cette région.

C'est compliqué de garder ce lien, quand on est absent la moitié de l'année?

J'habite encore ici, et puis après j'ai encore tous mes copains d'enfance qui sont là. Je les vois peut-être un peu moins qu'à l'époque, mais toujours un petit peu. Je suis toujours content de revenir ici. Quand je viens depuis Berne, que j'arrive en Gruyère, je me dis que j'arrive bientôt chez moi en Veveyse. Je trouve toujours magnifique et je suis toujours content de revenir. Donc, oui, j'aime bien.

Passer un moment à Châtel, une après-midi aux Paccots ou faire la Teysachaux?

Clairement, oui! L'été, j'ai la chance de m'entraîner quasiment tout le temps ici. Je vais courir aux Paccots, à la Teysachaux exactement... La Dent de Lys aussi, j'aime bien. J'ai de la chance, j'ai un bon terrain de jeu et puis j'en profite au maximum.

C'est une région spéciale?

Comme toutes les régions dans le canton de Fribourg. On est tous unis. C'est l'identité du canton de Fribourg, pas que de la Veveyse... Mais c'est clair que, le fait qu'on soit tout au sud du canton, on nous dit parfois qu'on est presque vaudois (rires). Ça m'énerve un peu (rires)...

La balade, c'est un 1er août, 15 jours après le giron. Ce sont des choses, en tant qu'athlète pro', qui sont encore possibles?

Les girons, c'est vrai que c'est compliqué. L'année passée, j'ai eu la chance de pouvoir venir, parce que c'était à Châtel, où j'ai fait un petit tour. Les gens me regardent un peu. Si je me mets sur le toit, c'est pas top pour mon image. Et c'est aussi un exemple pour les jeunes. Quand on fait du sport, il faut être concentré... Un peu professionnel, même si c'est important d'avoir des moments de déconne et de plaisir.

On parle giron, mais l'entraînement a déjà repris pour vous...

C'est vrai! Je m'entraîne physiquement. Ça fait un mois et demi que j'ai repris. après quelques semaines de pause. Un petit peu plus que normal, parce que je me suis cassé le poignet. Maintenant, ça va bien, je peux m'entraîner à fond. Je suis content: tout se passe bien dans la rééducation et à l'entraînement. 

Cette fracture, elle change quelque chose aux ambitions de la saison qui arrive?

Non, ça n'a pas trop changé. Je n'ai pas pris de retard dans ma préparation, même si j'avais un peu peur à un moment donné. Et pour mes objectifs, c'est toujours de me faire plaisir sur les skis. Après, c'est clair, il y a les Championnats du monde en Suisse. J'aimerais bien être au départ et avoir ma chance pour pouvoir aller jouer tout devant.

RadioFr. - Nathan Clément
...