12 ans de prison: peine confirmée pour un rebouteux veveysan

Condamné pour infractions sexuelles, l’homme de 59 ans a vu son appel être rejeté, mardi, par le Tribunal cantonal.

Le Tribunal cantonal rendra son verdict ultérieurement. © KEYSTONE

En larmes durant l’audience, le magnétiseur veveysan a demandé pardon, tout en maintenant sa demande d’acquittement. S’il reconnaît les actes sexuels, il affirme que ses clientes étaient consentantes. Elles auraient accepté ces pratiques parce qu’elles pensaient qu’elles pouvaient les soigner.

Sa défense estime notamment que son client n’aurait pas compris, après une première condamnation en 2016, que certaines pratiques restaient interdites, même lorsqu’une femme donnait son accord. Elle insiste aussi sur ses capacités intellectuelles, jugées faibles par une expertise psychiatrique, et sur son parcours personnel.

Des actes sexuels présentés comme des soins 

Le Ministère public rejette cette lecture et estime que le consentement des femmes a été obtenu dans le cadre d’un mécanisme d’emprise. Le prévenu gagnait leur confiance, devenait parfois un confident, avant de leur faire croire qu’elles étaient malades ou qu’elles avaient des blocages que lui seul pouvait soigner. Des prétendus soins qui passaient alors par des actes sexuels.

En première instance, l’homme avait été condamné à 12 ans de prison par le Tribunal pénal de la Veveyse, à Châtel-Saint-Denis. Une peine finalement confirmée mardi soir par le Tribunal cantonal. La justice l’a notamment reconnu coupable de viols et de contraintes sexuelles. Il a désormais 30 jours pour faire recours au Tribunal fédéral.

RadioFr. - Léo Martinetti / Benjamin Peiry
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