Construction: quand la chaleur dicte le rythme

Sous 35°C, la canicule oblige les travailleurs de l’extérieur à adapter leurs habitudes. Immersion sur un chantier dans la Broye, à Bussy.

A 9h, le thermomètre affichait déjà 25°C. L'entreprise Guisolan prend des mesures. © La Télé

Sous un soleil déjà lourd, le sous-sol d’une future villa de trois appartements prend forme. Il est à peine 9 heures et le thermomètre affiche déjà 25 degrés. "On transpire un peu mais ça va", confie Hajdar Metaj, chef de l’équipe d’ouvriers.

Dans quelques heures, les températures devraient grimper jusqu’à 35 degrés. Face à ces conditions, l’entreprise a dû s’adapter. "Comme on travaille en plein soleil, sans zones d’ombre, on a pris la décision de réduire les horaires de travail. Les ouvriers commencent à 6 heures et terminent à 13 heures", explique Marc Guisolan, directeur de l’entreprise Guisolan SA, en charge du chantier.

Tous les chantiers de cette entreprise ne sont pas logés à la même enseigne. Sur les quinze sites actuellement en activité, certains disposent de zones d’ombre permettant de maintenir un rythme plus classique. Mais partout, la chaleur impose des précautions supplémentaires.

"On met à disposition de la crème solaire et de l’eau pour les ouvriers et on fait plus de pauses", précise encore le directeur.

Ces ajustements peuvent toutefois avoir un impact sur les délais. "Il peut arriver qu’un chantier soit retardé d’un ou deux jours. Le maître d’ouvrage doit l’accepter", explique Marc Guisolan.

Basée à Payerne, dans le canton de Vaud, l’entreprise bénéficie d’un système de compensation pour les heures perdues en raison de la canicule, via un fonds mis en place par Unia et la Fédération vaudoise des entrepreneurs. Un dispositif qui n’existe pas dans le canton de Fribourg, ce que regrette le syndicat fribourgeois.

La Télé - Océane Page
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