L'extinction d'un feu n'a plus de secret pour les RJG

L'ECAB offre une nouvelle formation incendie aux organisateurs de manifestations. Une première session a eu lieu mercredi en vue des fêtes de jeunesse. Reportage.

Treize bénévoles et responsables de secteurs aux prochains RJG ont exercé l'extinction du feu au centre de formation de l'ECAB, sous l'oeil attentif de Riadh Hadj-Azzame. © Frapp
Treize bénévoles et responsables de secteurs aux prochains RJG ont exercé l'extinction du feu au centre de formation de l'ECAB, sous l'oeil attentif de Riadh Hadj-Azzame. © Frapp
Treize bénévoles et responsables de secteurs aux prochains RJG ont exercé l'extinction du feu au centre de formation de l'ECAB, sous l'oeil attentif de Riadh Hadj-Azzame. © Frapp
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Il faisait déjà 28°C mercredi soir, mais la température est encore montée d'un cran au centre de formation de l'ECAB, à Hauterive, où treize bénévoles des prochaines Rencontres des Jeunesses Gruériennes (RJG) de Pont-la-Ville ont combattu le feu. Une mise en situation organisée par l'établissement cantonal d'assurance des bâtiments, qui propose une formation en prévention incendie aux organisateurs de manifestations publiques. Une mesure qui fait suite à l'incendie dramatique du bar Le Constellation à Crans-Montana, en janvier dernier.

Après un point théorique, les participants sont rapidement passés à la pratique en plein air: étouffer un feu de casserole avec un couvercle ou une couverture, manier un extincteur, comprendre pourquoi il ne faut jamais jeter de l'eau sur de l'huile en feu.

Si certains se sont montrés plus à l'aise que d'autres face aux flammes, tous ont réussi les exercices. "L'extinction est l'étape 4 de la procédure incendie", explique Riadh Hadj-Azzame, sapeur-pompier et instructeur à l'ECAB. "Au-delà de leur apprendre à combattre le feu, on les sensibilise aux premiers réflexes essentiels: appeler les pompiers et évacuer. Si on ne se sent pas à l'aise pour éteindre les flammes, il vaut mieux éviter de se mettre en danger."

La formation donnée mercredi correspond à ce que nos collègues Théo et Laura ont pu tester en janvier dernier:

Accueillant plusieurs milliers de personnes, les fêtes de jeunesses ne partent pas de zéro en matière de sécurité. Les organisateurs doivent notamment fournir les plans du site, un plan incendie intégré au dossier de sécurité remis à la Préfecture, puis se soumettre à un contrôle de conformité avant l'ouverture. Sur le terrain, ce sont toutefois les bénévoles qui sont en première ligne en cas d'incident.

Les friteuses et les cuisines plus à risque

Les bénéficiaires se sont montrés satisfaits de la session du jour, véritable apprentissage pour certains, piqûre de rappel pour d'autres. "Les friteuses alignées présentent un réel risque", retient Nicole Wiederkehr, qui travaillera dans les cuisines à Pont-la-Ville. "On a des casseroles qui peuvent prendre feu si on ne fait pas attention, ces situations sont tout à fait réalistes. Je n'ai jamais été confrontée à un incendie, alors cette formation m'a redonné confiance." Responsable dans son secteur, elle devra s'assurer que les procédures sont claires pour les bénévoles, notamment en ce qui concerne l'emplacement des équipements anti-incendie.

François Kolly, responsable de la protection incendie aux RJG, abonde dans ce sens: "J'avais prévu de donner une formation similaire moi-même, mais les conditions ici ont été optimales. Le fait qu'elle soit gratuite pour nous représente également un avantage financier non négligeable." 

Disposant des dossiers des manifestations publiques, l'assureur cantonal a contacté une trentaine de comités pour leur proposer cette formation de deux heures. Une deuxième session est prévue est d'ores et déjà prévue en juillet en vue des girons des jeunesses glânoises.

Frapp - Alexia Nichele
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