Droit de douane mondial: Berne analyse et maintient son cap
Berne analyse en urgence les conséquences de l’annonce de Donald Trump sur un droit de douane mondial de 10% visant les importations vers les Etats-Unis.

Le président de la Confédération Guy Parmelin "prend acte de la décision de la Cour suprême des Etats-Unis ainsi que des déclarations du président américain" et "ne les commente pas". Le Conseil fédéral fait analyser les développements et leurs conséquences concrètes et communiquera "en temps voulu" sur d’éventuelles décisions.
Les conséquences concrètes et les évolutions des prochains jours sont "analysées en continu et dans les plus brefs délais", indique samedi le DEFR à Keystone-ATS. Interrogé sur l’hypothèse d’une entrée en vigueur d’un taux de 10% dès mardi matin pour la Suisse, le département ne se prononce pas à ce stade.
Berne assure ne pas modifier sa ligne
Sur le fond, Berne assure ne pas modifier sa ligne dans les discussions en cours avec Washington. "L’objectif principal des négociations en cours a toujours été, dès le départ, de conclure un accord juridiquement contraignant visant à offrir aux entreprises suisses la plus grande sécurité juridique possible", souligne le DEFR.
"La Suisse tient compte des développements en cours dans le cadre des négociations et vise un résultat qui atteigne cet objectif, indépendamment des évolutions juridiques et politiques aux Etats-Unis", ajoute-t-il. Les autorités n’indiquent pas si les pourparlers pourraient se prolonger au-delà de fin mars.
Des représentants de la gauche et des Verts ont appelé à interrompre les négociations tarifaires après la décision de la Cour suprême américaine. Le DEFR rappelle toutefois que, lors de la consultation en décembre des commissions de politique extérieure et des cantons sur le mandat de négociation, "la possibilité d’une décision de la Cour suprême des Etats-Unis était connue".
"Ni les commissions de politique extérieure ni les cantons n’ont demandé l’interruption des négociations en cas de décision correspondante de la plus haute juridiction américaine", précise le département. "En conséquence, le SECO continue de s’appuyer sur les orientations et le mandat qui lui ont été confiés."


