Florian Wirtz a renversé la Suisse tout seul

Breel Embolo et la Suisse sont tombés sur un grand Florian Wirtz vendredi à Bâle. Le milieu offensif de Liverpool a mené l'Allemagne à une victoire renversante face aux hommes de Murat Yakin (4-3).

Malgré le 2-1 de Breel Embolo, la Suisse a fini par subir la loi de l'Allemagne et de Florian Wirtz à Bâle. © KEYSTONE/CLAUDIO THOMA

"On voulait vraiment gagner, même si c'était un match amical. Mais de l'autre côté, il y avait un joueur qui a fait la différence sur toutes les actions", a déclaré Embolo lors de son passage en zone mixte. L'attaquant bâlois parle évidemment de Florian Wirtz, qui a éclaboussé le Parc Saint-Jacques de sa classe vendredi soir.

En deuxième période, alors que Murat Yakin changeait l'intégralité de son équipe, l'ancienne pépite du Bayer Leverkusen a réussi un doublé qui a laissé Gregor Kobel pantois. Il a trouvé à deux reprises la lucarne du portier suisse, après ses deux assists de la première mi-temps.

Un groupe soudé et lié

Les éclairs de génie de Wirtz n'ont pas empêché les Suisses de se montrer globalement satisfaits de leur copie, surtout qu'ils ont fini le match avec une équipe complètement remaniée par les dix changements opérés par leur entraîneur.

"Compliments aux joueurs qui sont revenus. Alvyn (Sanches) de retour après les croisés, Joël (Monteiro) qui met un super but", a applaudi Embolo. "Cela montre qu'on a pas seulement douze, treize ou quatorze joueurs, mais qu'on a réussi à créer un lien avec tout le groupe. Je suis content pour tous ceux qui sont rentrés car ils le méritent."

Le buteur bâlois, auteur du 2-1 en première période, a aussi relevé l'efficacité helvétique. "On a été très réalistes, c'est un bon point. Cela fait plusieurs mois qu'on marque pas mal de buts, et on essaie de maintenir le rythme", a-t-il relevé.

"On sait que c'est possible"

L'homme au numéro 7, toujours exigeant et prompt à se remettre en question, n'a pas mis en cause ses défenseurs, pris de court sur les deux premiers buts allemands. "Non, non, non, c'est devant", a-t-il martelé. "Sur le 2-2, je peux peut-être sortir, essayer de déranger davantage l'adversaire."

Remplacé à l'heure de jeu par Monteiro, Breel Embolo a suivi la fin du match sur le banc, alors qu'il l'aurait problablement terminé si ce n'avait pas été une rencontre amicale. Une rencontre dont l'issue aurait sans doute été différente sans le grand chamboule-tout de Murat Yakin.

"On l'a déjà fait, on sait que c'est possible. Aujourd'hui, c'était un bon test pour nous. Cela va nous motiver à passer la prochaine étape", a-t-il conclu. La prochaine étape ? Battre une équipe de la trempe de l'Allemagne lors de la phase à élimination directe du Mondial.

ATS
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