Trois regards fribourgeois: cris, bière et indifférence

Katharina Fromm, Thibaut Petit et Romain Paillereau évoquent leur lien avec le monde du ballon rond en marge de la Coupe du monde.

Katharina Fromm, Thibaut Petit et Romain Paillereau suivent plus ou moins la Coupe du monde. © KEYSTONE

Alors que certains Fribourgeois vivent au rythme des matchs de l’équipe de Suisse, d’autres suivent les Bleus, la Mannschaft ou encore les Diables Rouges. La Coupe du monde de football a commencé il y a plus d’une semaine aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Jusqu’au 19 juillet, les amoureux du ballon rond vont parler foot, manger foot et dormir foot. À cette occasion, nous avons rencontré trois personnalités du canton qui soutiennent la Suisse, leur pays d’adoption, mais pas que...

Quand c’est vraiment trop tendu, je dois sortir de la pièce.

"J’ai grandi dans une famille où, le week-end, on regardait la Bundesliga (le championnat allemand). Donc effectivement, j’ai grandi avec le foot", raconte Katharina Fromm, rectrice de l’université de Fribourg. Cette fan du gardien allemand Manuel Neuer peut sauter et crier devant sa télé, "et quand c’est vraiment trop tendu, je dois sortir de la pièce parce que je n’arrive plus à suivre."

Une bière et un pain-saucisse

À l’opposé, nous retrouvons Thibaut Petit, l’entraîneur du Fribourg Olympic. Le Belge est beaucoup plus calme lorsqu’il s’agit de regarder les Diables rouges. "Généralement, je bois une bonne bière, je suis avec des amis, un bon pain-saucisse et puis je prends du bon temps comme ça."

Si la passion de Thibaut Petit, c’est le basket, son père a été kiné du Standard de Liège. Forcément, le club de football belge revient lorsqu’il évoque ses souvenirs. "J’ai toujours suivi le Standard de Liège, et toutes les fois où on a battu Anderlecht, on ne les oublie pas", sourit celui qui n’a toujours pas digéré l’élimination des Diables rouges en demi-finale du Mondial 2018 face à la France.

Le sacre français de 1998

Et il y a ceux qui se fichent du foot. C’est le cas du chef cuisinier Romain Paillereau. S’il accepte que ses équipes diffusent les matchs de Coupe du monde en fond dans les cuisines des Trois Tours à Bourguillon, lui ne suit absolument rien. "Je suis français, terre de football, mais je viens du Sud-Ouest, donc là-bas c’est le rugby qui prime avant le foot. Et puis moi, c’était plutôt les sports de combat qui m’intéressaient."

Et pourtant, même quand on n’aime pas le foot, on peut se prendre au jeu. Par exemple, en juillet 1998, Romain Paillereau a vécu le premier titre mondial de la France. "Pour la finale, j’étais dans le Sud-Ouest, vers Libourne. Je me souviens des gens avec qui j’étais, et surtout de cet engouement."

RadioFr. - Léo Martinetti
...