Grande Cariçaie: une initiative veut sauver les chalets

Un collectif lance l'initiative populaire cantonale "valoriser plutôt que démolir". Le texte demande la protection des constructions qui ont plus de 30 ans et se trouvent hors zone à bâtir.

L'initiative vise directement la sauvegarde des chalets de la Grande Cariçaie. © Arsud

La demande pour cette initiative populaire cantonale a été déposée début septembre à la Chancellerie d'Etat du canton de Fribourg. Le texte veut que les constructions qui ont plus de 30 ans et se trouvent hors zone à bâtir soient protégés.

Formellement, les chalets de montagne, les capites vigneronnes ou les maisons de pêcheurs sont visée par cette initiative populaire cantonale.

"Ces constructions-là, elles existent déjà et on souhaite qu'elles soient intégrées dans les réflexions sur l'aménagement du territoire, mais de manière à ce qu'elles conservent leur identité", explique Benoît Dumas, représentant des initiants.

Sauver les chalets 

"Le but de l'initiative, c'est d'apporter une prise de conscience de la valeur culturelle, identitaire, économique des petites constructions qu'on a toujours sous les yeux, mais qui sont finalement écartées parfois de la réflexion du développement dans notre pays", détaille Benoît Dumas, représentant des initiants.

Derrière cette envie de valorisation d'un certain patrimoine construit, le texte vise à défendre les chalets de la Grande Cariçaie, le long du lac de Neuchâtel, dans le canton de Fribourg et de Vaud. Les autorités des deux cantons exigent leur destruction. 

"Le collectif espère évidemment que le vote positif de cette initiative permette le maintien des constructions de ces chalets de la Grande Cariçaie. Elles sont d'ailleurs mentionnées dans le texte légal. On parle de construction de cabanes, de pêches ou de loisirs. Donc elles sont concernées", indique Benoît Dumas. 

Aussi dans le canton de Vaud

Une initiative similaire a déjà abouti fin août dans le canton de Vaud. Le collectif à l'origine de l'initiative fribourgeoise, composé de professeur, de député ou encore notamment d'historien, poursuit le même combat. 

Le collectif a jusqu’au 9 décembre pour récolter les 6000 signatures nécessaires faire aboutir le texte. 

RadioFr. - Vincent Dousse
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