La LNM compte sur un soutien fribourgeois pour sa survie
Le conseil d'administration de la compagnie tire la sonnette d'alarme: la LNM a besoin de liquidités. Elle en appelle au canton de Fribourg.

La compagnie de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat (LNM) est toujours en grande difficulté financière. L'entreprise, qui a connu une baisse de fréquentation cet été en raison de la canicule, devrait enregistrer une perte d'environ un demi-million pour 2026.
"La LNM ne se rapproche pas d’une faillite, mais elle ne s’en éloigne pas non plus. Ou alors pas de beaucoup. En termes de liquidités, la société a de quoi assurer sa saison 2027, et une partie de 2028", a déclaré Alain Ribaux, président du conseil d'administration de la LNM dans une interview parue mercredi dans Arcinfo.
"Pour cette année, le déficit devrait afficher six chiffres, proche de la perte de 2025", a-t-il ajouté. La perte s'était élevée à 470'000 francs l'an dernier et à 770'000 francs en 2024.
Doute sur une aide de Fribourg
Pour Alain Ribaux, il faut que les trois cantons commanditaires – Neuchâtel, Fribourg et Vaud – augmentent de manière urgente leur soutien annuel de 1,8 million à 2 millions de francs. "Neuchâtel l’a prévu dans ses budgets 2026 et 2027". En revanche, le canton de Fribourg n'a pas encore annoncé une éventuelle hausse de sa participation. "Ce n'est malheureusement pas encore le cas de Fribourg et Vaud", précise Alain Ribaux.
Pour la rénovation des sept bateaux, Alain Ribaux espère que la facture finale soit moins élevée que 20 millions de francs. "Les montants ne sont pas encore arrêtés. Dans tous les cas, la LNM ne parviendra pas à assurer ces travaux sans un investissement étatique", a ajouté l'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois.
Par rapport à la fréquentation de la clientèle, les statistiques comptaient 128'000 passagers à fin août, soit environ 20% de moins par rapport à 2025. "La canicule n’incite pas à la balade, ce d’autant plus que certains bateaux ne possèdent pas d’espaces extérieurs à l’ombre", a ajouté le président.
"D’autres éléments expliquent cette baisse: les lignes desservies ont passé de six à quatre, même si ce sont les moins rentables qui ont été sacrifiées. Et le report de la haute saison a joué un rôle déterminant", a précisé Alain Ribaux.
La navigation s’arrête ce dimanche. Pour l’horaire 2027, une deuxième course journalière est prévue à destination de Chevroux (VD) et d’Estavayer-le-Lac (FR) et il y aura le retour de la destination d'Yverdon (VD) à l’horaire.


