"La Suisse se cultive", souligne Ignazio Cassis à Guin
Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a prononcé un discours samedi lors du brunch à la ferme à Guin. Des manifestants pro-palestiniens se sont réunis devant le site.
Pour le chef du Département fédéral des affaires étrangères, "la Suisse ne commence pas à Berne", mais dans les villages, dans les familles, "où les gens se lèvent tôt et travaillent dur", selon la version écrite de son discours.
Le Tessinois a relevé les inquiétudes auxquelles les agriculteurs doivent faire face cette année, en raison de la sécheresse, de la grêle et de la pluie. "Et ailleurs, d'autres ont regardé le même ciel pour les missiles. Nous vivons une époque où le monde paraît plus instable, plus imprévisible", a-t-il ajouté.
Prendre soin de la terre et de la Suisse
En Suisse, des familles se retrouvent, des enfants jouent et une ferme ouvre ses portes, une réalité qui paraît normale, mais qui ne l'est pas partout. "Cela nous rappelle une vérité toute simple: la Suisse ne tombe pas du ciel. Elle se cultive, comme un champ, avec du travail, de la patience et de la confiance", a poursuivi le conseiller fédéral, louant également le bilinguisme cher au canton de Fribourg.
Les personnes qui prennent soin de la terre prennent aussi soin de la Suisse, a ajouté le conseiller fédéral. "Une bonne récolte ne s'improvise pas. Chaque récolte est un pari sur demain. Elle se prépare. Elle se protège. Elle se transmet. Il en va de même pour la Suisse."
Être neutres pour "rester libres"
La patience est nécessaire pour cultiver la terre, mais elle s'applique aussi à notre neutralité, a poursuivi Ignazio Cassis, en référence à la votation du 27 septembre. Le peuple se prononcera ce jour-là sur l'initiative sur la neutralité, déposée par l'UDC.





