Une journée pour découvrir le vrai métier d'ambulancier

Ce samedi, la place Georges-Python accueillait la Journée cantonale des ambulanciers. L'occasion de lever le voile sur une profession encore méconnue.

Ambulances et camions de pompier ont envahi la place Georges-Python © Frapp
Ambulances et camions de pompier ont envahi la place Georges-Python © Frapp
Ambulances et camions de pompier ont envahi la place Georges-Python © Frapp
Ambulances et camions de pompier ont envahi la place Georges-Python © Frapp
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Ce samedi, la place Python accueillait la Journée cantonale des ambulanciers, organisée par la section fribourgeoise de Swiss Paramedic. L'objectif: "présenter la profession, présenter les enjeux et les challenges de notre travail", explique Yannick Wettstein, ambulancier et président de la section.

À la mi-journée, le bilan est déjà positif: "on a un super bel engouement aujourd'hui, beaucoup de visites familiales", se réjouit-il. Au programme: visite des ambulances et des postes de commandement, ou encore la possibilité de s'exercer aux premiers secours avec des étudiants de l'École supérieure de soins ambulanciers de Lausanne.

"Un métier de l'être humain"

"Un métier de l'être humain." Tels sont les mots de Yannick Wettstein pour décrire sa profession. Si le social est au cœur du métier, la technique a, elle aussi, son importance. "Il y a un côté technique pour lequel on a besoin d'avoir une rigueur", explique Chloé, ambulancière au Bataillon Sarine.

Au-delà des interventions, le métier comprend contrôle du véhicule et du matériel, formation continue et encadrement des étudiants, le tout sur des shifts de 12 heures. "Il n'y a pas de journée type", précise toutefois Yannick Wettstein. "Il y a des journées avec entre 4 et 7 interventions par équipage et des journées un peu plus calmes." Au Bataillon Sarine, 6'000 interventions sont recensées en moyenne chaque année.

Des conditions de travail exigeantes

Le quotidien reste exigeant, notamment côté horaires. "Ce n'est pas facile de réussir à vraiment bien récupérer à la suite des nuits", confie Chloé. "Il faut accepter le fait de travailler en horaire irrégulier, ça fait partie intégrante de notre travail", ajoute Yannick Wettstein. Le métier offre également de belles histoires. Après bientôt vingt ans de carrière, Chloé garde un souvenir marquant: "Je me suis retrouvée seule avec cette maman qui était en train d'accoucher", raconte-t-elle.

Un dossier de revalorisation salariale est d'ailleurs en cours au sein de Swiss Paramedic, avec le soutien du syndicat des services publics. La question de la fin de l'exemption militaire, qui pourrait toucher 10 à 15% des ambulanciers par service, préoccupe aussi l'association. 

Une relève assurée malgré les contraintes

Selon l'Interassociation de sauvetage (IAS), on compte environ 130 places vacantes à l'échelle nationale (équivalents temps plein à 80%). À Fribourg, grâce à une bonne autonomie de travail et des conditions attractives, le turnover est plus faible selon la section fribourgeoise de Swiss Paramedic.

Pas de quoi effrayer la jeunesse pour autant. Émilie, étudiante à l'ES Azur, constate un réel intérêt chez les jeunes malgré les "difficultés du métier". "Il y a pas mal de jeunes qui disent que c'est quelque chose qui les intéresse depuis leur plus jeune âge", explique-t-elle. Pour Axel, camarade de classe d'Émilie, cette journée cantonale est surtout l'occasion de casser certains clichés. "Il y a quand même une partie de la population qui se fait peut-être une mauvaise image du métier", note-t-il.

Frapp - Yann Roulin
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