La préparation des mondiaux de hockey avance pendant les JO
Chaque mois, Nicolas Marbach, responsable du site de Fribourg pour le Mondial 2026, nous dévoile les dessous d’une telle organisation.

Ça charbonne à la BCF Arena pendant que les Jeux Olympiques battent leur plein. Les organisateurs du championnat du monde de hockey sur glace ont profité de la pause pour avancer les préparatifs; ils ont effectué des travaux, notamment des installations électriques. Tout doit être prêt pour le 15 mai.
En tant que responsable du site de Fribourg, c’est Nicolas Marbach qui chapeaute le tout.
Radio Fribourg: Nicolas Marbach, est-ce que c’est une chance d’avoir les Jeux olympiques juste avant le championnat du monde, par exemple pour s’inspirer de ce qui se passe là-bas ?
Nicolas Marbach: Je ne crois pas que ce soit une chance, je crois que c’est peut-être même un petit désavantage. L’organisation des Jeux olympiques est très intense pour la Fédération internationale de hockey sur glace. Du coup, des décisions ou des choses sont parfois traitées en second plan. C’est normal, on savait que c’était comme ça, mais non, on ne peut pas parler d’un avantage.
Est-ce aussi peut-être un désavantage d’avoir toute la lumière sur ces JO avec les stars de la NHL, avant d’enchaîner avec les championnats du monde, parce que les gens auront peut-être trop de hockey sur glace?
Non, je ne crois pas. Je pense qu’au contraire, ça va plutôt donner envie de venir voir un match de hockey. Bien sûr, les matchs de la NHL seront toujours en cours pendant les championnats du monde, mais il y aura quand même la moitié des équipes qui seront déjà éliminées. Donc il y a cet aspect-là. Deuxièmement, comme la Suisse a joué aux JO, ça donne encore une fois une euphorie supplémentaire qui sera bénéfique pour l’événement.
On a beaucoup parlé des patinoires de Milan, à peine terminées pour le début du tournoi de hockey sur glace. Ce n’est pas tout à fait la même chose pour vous, parce qu’à Zurich et à Fribourg, il y a déjà des patinoires. Mais est-ce que vous vous êtes quand même dit que vous n’aimeriez pas être à leur place?
C’est toujours un peu la même chose, les JO. Il y a partout des détails qui sont terminés à la dernière minute, que ce soit un lieu de match ou des hôtels. Mais comme vous le dites, nous, à Fribourg, on a un stade fait pour le hockey sur glace, qui n’a pas besoin d’être construit uniquement pour cet événement. Après, il y a toujours des choses à faire. Par exemple, nous avons trois vestiaires déjà prêts, et encore cinq à mettre en place. On commencera le 4 mai avec ça, donc dix jours avant, mais c’est le propre de l’événementiel: on ne peut pas tout préparer trois mois à l’avance.
Je crois qu’à Milan, c’était surtout la question de la qualité et de la construction de la glace. S’il y a encore beaucoup de poussière et que des entreprises travaillent, ça pénètre dans la glace. Quand elle gèle, elle se purifie et tout remonte à la surface, ce qui donne une mauvaise glace.
La qualité de la glace, c’est quelque chose que vous devez prendre en compte pour le Championnat du monde?
On va refaire toutes les publicités sous la glace. Donc on va enlever ce qui est en place et mettre quelque chose de différent. Quand la glace est construite, il faut absolument éviter de faire des travaux dans la toiture et à l’intérieur de la patinoire qui produisent de la poussière. Donc là, il faut vraiment faire attention. C’est pour ça qu’on a un planning presque à l’heure près chaque jour, pour avoir aussi une glace qui tient la route.


