Non à une taxe pour désengorger les urgences
Les patients se rendant aux urgences sans délégation médicale ne devraient pas être taxés. Le Conseil des États a mis son veto mardi.

Le National avait dit "oui" par 96 voix contre 91 et 2 abstentions. Ce mardi, toutefois, le Conseil des États a mis son veto, par 33 voix contre 11. Avec pour but de désengorger les urgences, le projet parlementaire en question prévoyait de donner aux cantons la possibilité d'augmenter de 50 francs au maximum la quote-part de l'assuré si celui-ci se rendait aux urgences sans y avoir été envoyé par un médecin, un centre de télémédecine ou un pharmacien.
Plusieurs élus ont douté de l'effet de cette taxe pour décharger les urgences. En dehors des heures ouvrables et durant les week-ends, les urgences sont souvent l'unique recours dans les régions périphériques. Le projet pourrait en outre compromettre la santé des patients et entraîner une surcharge administrative. Le Conseil fédéral était aussi opposé. Le dossier repart au National.
Interrogée, la conseillère aux États Johanna Gapany explique que: Il est vrai que certaines personnes ne vont pas urgences par besoin, mais par facilité. Cette proposition a donc été faite pour augmenter la qualité de la prise en charge des patients et de la qualité de travail pour le personnel soignant. Cela dit, d'autres mesures peuvent aussi être prises et cette taxe risque d'être dissuasive pour certaines personnes qui sont réellement dans un besoin vital. Et là, on a entendu les professionnels. Il y avait une vraie crainte que ces personnes ne soient pas prises en charge."

