Manifestation en solidarité avec l'Ukraine à Berne
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Berne leur solidarité avec l'Ukraine.

Le défilé s'est rendu sur Place fédérale, selon un journaliste de l'agence d'information Keystone-ATS. Les participants ont notamment réclamé une application plus stricte des sanctions contre la Russie et un soutien économique accru à l'Ukraine. Ils jugent que le pays a notamment besoin d'aide pour reconstruire ses infrastructures énergétiques détruites.
Les manifestants ont demandé à la Suisse de jouer un rôle actif dans la poursuite des crimes de guerre. Le rassemblement avait été organisé par l'Association ukrainienne en Suisse, en collaboration avec d'autres organisations.
"Appeler le mal par son nom"
L'Ukraine a connu quatre années de douleur et de frustration, mais aussi de courage et de résistance, a déclaré Iryna Venediktova, ambassadrice d'Ukraine en Suisse, devant les manifestants rassemblés sur la Place fédérale. "L'Ukraine se bat, mais elle ne se défend pas seulement elle-même, elle défend la sécurité européenne et le droit international".
Elle ne peut mener ce combat seule. "Nous espérons obtenir un soutien suffisamment fort pour arrêter les agresseurs", a déclaré Mme Venediktova. La Suisse joue un rôle important dans le rétablissement de la paix et de la justice.
"Même les pays neutres doivent appeler le mal par son nom", a-t-elle déclaré sous les applaudissements d'un public composé en partie d'Ukrainiens et de Suisses. On pouvait lire sur des banderoles des slogans tels que "Poutine - terroriste et criminel de guerre" et "Avez-vous déjà lutté pour la liberté ? Les Ukrainiens le font chaque jour".
Plusieurs oratrices ont ensuite décrit les souffrances du peuple ukrainien. La guerre ne se résume pas à des bombardements quotidiens. Les gens grelottent dans leurs maisons, sans chauffage, sans eau et sans électricité.
Soutiens politiques
L'Europe et la Suisse doivent enfin se réveiller, a déclaré le conseiller national Beat Flach (PVL/AG). Même un pays neutre doit prendre position. "Nous ne devons pas nous laisser habituer à la guerre".
La guerre n'est pas normale, a souligné M. Flach, tout comme il n'est pas normal, par exemple, que des infrastructures énergétiques civiles, des hôpitaux et des écoles soient attaqués. L'aide à la reconstruction est également un investissement dans la sécurité du continent européen, a indiqué de son côté le conseiller national Laurent Wehrli (PLR/VD).


