Chômeurs sans indemnités: le canton Fribourg dans l'impasse

Fribourg - comme d'autres cantons - voit certains de ses chômeurs sans indemnités: la faute au nouveau système de versement du SECO. Interpellé par deux députés, le Conseil d'Etat n'a pas de solution.

Les députés socialistes Armand Jaquier et Françoise Savoy ont interpellé début février le Conseil d'Etat. © KEYSTONE

Le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) a récemment souhaiter remplacer un ancien système de gestion des prestation avec le projet SIPAC 2.0. Force est de constater un départ plus que poussif, avec de nombreux retards dans le traitement des dossiers et le versement des indemnités de chômage. 

Un bug - pour l'instant irrésolvable - aux conséquences lourdes pour de nombreuses personnes, notamment dans le canton de Fribourg. Armand Jaquier et Françoise Savoy, deux députés socialistes fribourgeois, ont empoigné la question qu'ils ont renvoyée aux Conseil d'Etat au début du mois de février. Dans sa réponse de mercredi matin, l'exécutif ne donne pas de solution magique. 

Des discussions avec le SECO... Et?

En réponse aux préoccupations soulevées par les députés Savoy et Jaquier, le Conseil d'État a confirmé qu'il est en contact avec le SECO. L'exécutif est par contre incapable de donner le nombre de personnes au chômage touchées par le retard des versements d'indemnités. 

"La problématique est suivie avec attention au niveau intercantonal, notamment au sein de la Conférence des chefs de département de l'économie publique de Suisse occidentale (CDEP) et de la Commission de surveillance du fonds de compensation de l’assurance chômage, où des attentes claires ont été exprimées face au SECO afin qu’une amélioration significative et durable du système soit assurée", précise la réponse du Conseil d'Etat. 

Toutes les mesures organisationnelles possibles sont prises

Concernant des mesures prises par le canton de Fribourg directement, le Conseil d'Etat rappelle que toutes les mesures organisationnelles possibles sont prises: horaires étendus des collaborateurs, personnel supplémentaire engagé ou encore de nouveaux recrutements. 

"Le Conseil d’Etat est attentif aux conséquences que ces retards peuvent engendrer pour les personnes concernées, en particulier en matière de charges financières indirectes, explique le canton. Les personnes concernées ont été invitées à prendre contact avec leur caisse de chômage et, le cas échéant, avec les services sociaux compétents afin d’examiner les possibilités de soutien existantes dans le cadre légal en vigueur."

Le Conseil d'Etat garantit a nouveau que chaque centime dû sera versé "dès que le traitement des dossiers le permet". Quant à une date de retour à la normale, il précise "qu'aucun calendrier précis permettant de garantir un retour complet à la normale n’a toutefois pu être communiqué".

RadioFr. - Nathan Clément
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