Trump promet un gros chèque si les Républicains l'emportent
Le président américain a fait miroiter mercredi un "dividende" de 5000 dollars par adulte en cas de victoire de son parti.

"Je vous demande de faire comme si j'étais sur le bulletin", a plaidé le président américain, sous les applaudissements des républicains rassemblés à Dallas (Texas, sud) pour une convention inédite. Lancé dans un long discours, au fil duquel il a vanté ses baisses d'impôts, loué son offensive anti-immigration, agité le spectre d'une victoire du "communisme" si ses opposants démocrates l'emportaient et défendu le très impopulaire conflit avec l'Iran, le milliardaire de 80 ans a fait une promesse surprenante.
"Si les républicains gagnent à la fois la Chambre des représentants et le Sénat, grâce à nos succès économiques (...) j'émettrai un dividende de 5000 dollars pour chaque citoyen adulte des Etats-Unis", a-t-il affirmé, sans expliquer comment une telle mesure, potentiellement très coûteuse, serait financée. Les partisans de Donald Trump, scandant régulièrement "USA! USA!", ont réagi avec une ferveur particulière à ses propos sur les expulsions d'immigrés en situation irrégulière.
Une première avant les élections de mi-mandat
Jamais encore les républicains n'avaient organisé de convention avant des élections de mi-mandat. Le format est habituellement réservé, pour eux comme pour les démocrates, aux années d'élection présidentielle. "C'est une super idée pour mobiliser les électeurs et les inciter à aller voter", applaudit Angie Fisher, employée dans un magasin d'électroménager en Caroline du Sud.
A moins de deux mois du scrutin du 3 novembre, les projections sont toutefois sombres pour les républicains, confrontés à un mécontentement croissant des Américains face au coût de la vie. Elles anticipent que les démocrates vont s'emparer de la majorité à la Chambre des représentants, qui doit être entièrement renouvelée, et possiblement de justesse au Sénat, selon le modèle Decision Desk HQ.
Mais les soutiens du président républicain, qui a dit vouloir sillonner le pays jusqu'au scrutin, veulent croire à une mobilisation sur son seul nom. Et ce, en dépit de sa cote de popularité anémique, inférieure à 35% dans certains sondages.


