Des chars qui titillent dans les rues de Payerne

Ce dimanche, des centaines de Guggenmusik et des chars ont partagé de la joie dans les rues de Payerne à l'occasion des Brandons.

Il a fallu plusieurs mois pour confectionner ces chars. © Frapp.
Il a fallu plusieurs mois pour confectionner ces chars. © Frapp.
Il a fallu plusieurs mois pour confectionner ces chars. © Frapp.
Il a fallu plusieurs mois pour confectionner ces chars. © Frapp.
Il a fallu plusieurs mois pour confectionner ces chars. © Frapp.
Il a fallu plusieurs mois pour confectionner ces chars. © Frapp.
1 / 6

Ce dimanche après-midi, l'ambiance est joviale à Payerne. Durant le défilé de la 131e édition des Brandons, tous les yeux sont rivés sur la dizaine de Guggenmusik et les treize chars qui arpentent les rues.

Le carnaval est aussi une période de subversion. Déguisés en vikings, en personnages des Simpson ou en Barbapapas, les participants commentent avec humour l'actualité. Sur les chars, ils évoquent la politique vaudoise mais aussi le gouvernement de Donald Trump ou la liberté d'expression.

Une charte pour éviter les débordements

L'année passée, la fête avait essuyé quelques critiques. Comme le veut la coutume, plusieurs vitrines de commerces avaient été recouvertes de tags humoristiques. Parmi elles, des phrases controversées ont conduit à des condamnations judiciaires. Deux membres du Comité des masqués et neuf « barbouilleurs » avaient ainsi été reconnus coupables.

Pour prévenir tout nouveau dérapage, une charte a été mise en place cette année. L'objectif : préserver l'humour du carnaval sans franchir pour autant la ligne rouge. "Le problème avec la satire, c'est que le message est fait pour taquiner. Si on blesse la personne, le message n'était pas bon", explique Sylvain Hostettler, en charge du journal satirique des Brandons. 

Durant le cortège, des charistes sont revenus sur cette polémique en utilisant la figure des Barbapapas. Des autocollants #jesuisbarbouille(s) ont aussi été distribués dans la foule, clin d'œil assumé à l'affaire judiciaire.

Frapp - Camille Berset
...