Sécurité adéquate à Aarau dit l'organisateur

Olivier Grein, l'organisateur de la rave party à Aarau endeuillée par une fusillade mortelle le week-end dernier, défend dans la presse le dispositif de sécurité. Les responsables politiques sont dans l'obligation d'agir, estime le directeur d'Urban Agency Events.

Selon l'organisateur de la rave party à Aarau, la police sera probablement plus présente en Suisse à l'avenir lors des grands événements, comme c'est déjà le cas dans de nombreux pays. © KEYSTONE/EPA/MICHAEL BUHOLZER

"Seul un déploiement massif de forces de police permet d'empêcher une attaque armée contre une foule importante", déclare M. Grein dans la Neue Zürcher Zeitung de mardi.

"Si une telle attaque vient de l'extérieur, je ne vois pas ce que nous pouvons faire", ajoute-t-il, rappelant que l'organisateur est responsable de la sécurité sur le site, tandis que la police s'occupe des abords. "À l'avenir, la police sera probablement plus présente lors des grands événements, comme c'est déjà le cas dans de nombreux pays", poursuit-il.

Le pire évité

Mais tout dépendra de la réaction des responsables politiques, relève M. Grein, car cela concerne tous les types d'événements, du tournoi amateur au concert dans un stade. "Aujourd'hui, j'ai l'impression que la protection des données et de la vie privée prime sur la prévention des crimes".

Le directeur d'Urban Agency Events salue le travail des agents de sécurité présents lors des tirs, qui ont permis d'éviter le pire. "Alors que les coups de feu fusaient encore, ils ont forcé les issues de secours pour que les gens puissent s'enfuir dans toutes les directions". Le responsable de la fête a mis un blessé en sécurité et lui a prodigué les premiers secours, relève encore M. Grein.

La fusillade s'est produite dans la nuit de samedi à dimanche à Aarau lors d'une rave party organisée par Urban Agency Events. Une Italienne de 22 ans a été tuée et cinq personnes ont été blessées, dont certaines grièvement. La police cantonale a annoncé lundi l'arrestation d'un suspect, un Suisse de 43 ans. Ses motifs ne sont pas encore connus.

ATS
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